lundi 2 juin 2014

Pères en Mer 2014 - album photo

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Pères en Mer 2014 - compte-rendu

Parcours : La Trinité-sur-Mer / Le Palais (Belle-Île-en-Mer) / Le Bélon / Concarneau / Port Tudy (Île de Groix) / La Trinité-sur-Mer
Dates : du lundi 26 mai 2014 soir au dimanche 1 juin 2014 matin
Équipages : 23 équipiers (dont 3 skippers et 2 prêtres)
Bateaux : 2 First 36.7 North E + 1 Sun Fast 37
Groupes : 3 groupes de réflexion et de partage
Thèmes de réflexion :
- Mardi : relecture ignatienne de l'année - "Bonheur, dynamisme et gratitude"
- Mercredi : donner une âme au temps libre - "Un temps à occuper, un temps à libérer, un nouvel art de vivre"; témoignages
- Jeudi : le couple - lettre à son épouse; "Dialogue en couple"; "Face aux violences conjugales"
- Vendredi : les enfants - "Quand les enfants accouchent de leurs parents"; "Histoire de famille et transmission"
- Samedi : le travail - "La Foi, aide ou obstacle dans la vie professionnelle"; "La Foi comme attitude, dynamique et projet de vie"
Messe de l'Ascension : crique de Penfret, Île de Penfret (Archipel des Glénan)


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jeudi 1 mai 2014

Pères en Mer 2014 - derniers détails pratiques

Chers amis navigateurs,

J-25
La pression barométrique est croissante,
Les sacs se préparent,
Les bateaux tirent sur leurs amarres,
Nos pensées sont déjà en mer,
Dans la joie de naviguer et de partager de bons et vrais moments ensemble.

Quelques précisions de terre ferme

   - Plusieurs voitures au départ de Paris s'organisent et il vous reste à vous accrocher à l'une ou l'autre au départ de Paris, Clamart ou Antony. Que ceux qui sont encore en recherche d'un covoiturage veuillent bien se signaler entre eux par mail (liste mail et localités ci-joint) ou auprès de moi.
   - Je rappelle aux usagers de la SNCF que nous serons en gare d'Auray pour les accueillir et les transporter jusqu'à La-Trinité-sur-Mer. Qu'ils veuillent bien me confirmer leurs horaires d'arrivée à Auray.
   - Notre fidèle trésorier vous recommande de venir avec un chéquier pour lui faciliter les comptes et le règlement de la croisière le samedi soir.
   - N'oubliez pas les indispensables : Bible, stylo, carnet de note, carnet de chant, instrument de musique (pas trop grand si possible) et des vêtements de pluie.

Nous serons 21 pères de famille de tous les horizons et 2 pères jésuites...
Je vous adresse ce message pour vous donner quelques détails pratiques.

Le point de rendez-vous

Nous vous attendons le lundi 26/05/14 à partir de 19h00 à La-Trinité-sur-Mer au ponton E.

Ce ponton est réservé à la location et à notre loueur Spi Location. Nous dormirons tous à bord des bateaux dont les clés seront dans les bailles à mouillage du ponton.


Les skippers vous accueilleront sur le port et sur le ponton pour vous indiquer votre bateau et votre équipage. Nous mangerons à bord des bateaux à partir de 20h30 et jusque tard dans la nuit pour ceux qui arrivent de plus loin.

Je rappelle les noms des 3 skippers :
- Jean-Michel André
- Mathieu Masson-Lenoir
- Bertrand Laurioz

Les 3 voiliers sont deux Beneteau First 36.7 North E et un Jeanneau Sun Fast 37 (37 ft ~ 11,27 m), dotés de 3 cabines, d'un salon/carré, d’un moteur diesel "in-board" et de tout le confort nécessaire (WC, douche, cuisine, frigo, GPS, etc.).

En cas de besoin, vous pourrez m'adresser un SMS ou m'appeler sur mon GSM au 06.25.94.62.48.

Pour se rendre à La Trinité-sur-Mer, 2 possibilités

Train SNCF Paris-Montparnasse / Auray
N’hésitez pas à réserver vos billets dès maintenant car ce sera le week-end de l’Ascension. A votre arrivée à Auray, une voiture viendra vous cueillir pour vous emmener à La-Trinité-sur-Mer. Transmettez-moi rapidement vos horaires de train.

Quelques horaires de trains directs Paris-Montparnasse / Auray du lundi 26/05/14 :

   - Départ 15h08 / arrivée 18h32 / trajet 3h24
   - Départ 17h08 / arrivée 20h30 / trajet 3h22
   - Départ 19h41 / arrivée 23h04 / trajet 3h23

Quelques horaires de trains directs Auray / Paris-Montparnasse du dimanche 01/06/14 :

   - Départ 09h44 / arrivée 13h26 / trajet 3h42

Covoiturage
Le covoiturage, à partir de Paris ou de la Province, est une bonne occasion pour faire connaissance et partager les frais. Que les conducteurs et les futurs passagers se déclarent rapidement auprès de moi afin que j’organise le covoiturage : j’essayerai de publier aussitôt que possible une synthèse des points de départ, des carrosses, des conducteurs et de leurs passagers.

L’équipement personnel
N'oubliez pas de prévoir l'équipement personnel :
- Veste de ciré (ou veste de quart) et pantalon de ciré (ou pantalon étanche à l'eau).
- Bottes et chaussures de pont (type "bateau" ou ne marquant pas le pont d'un bateau et à semelle souple et antidérapante).
- Vêtements chauds, pantalon de pont ou jean, chandail ou polaire, sous-vêtements, chaussettes et rechange en cas de pluie.
- Bonnet, chapeau ou casquette, gants ou mitaines, maillot de bain, lunettes et crème solaire.
- Duvet chaud, lampe torche ou frontale, couteau suisse en inox, Bible.
- Affaires de toilette et serviette.
- Un sac de voyage souple et ne prenant pas trop de place.
- Instrument de musique et carnets de chants si musicien ou autre si talent (dessinateur, conteur, etc.), carnet de notes et stylo.

Animation spirituelle
Nos aumôniers, Bernard Bougon (sj) et Pierre Clermidy (sj), auront préparés les thèmes de réflexion de la croisière. Nous découvrirons tous ensemble le premier thème dès le mardi 27/05 matin après le briefing d'accueil qui aura lieu à l'église de La-Trinité-sur-Mer à 9h30.
Nous aurons un temps d'oraison par bateau chaque matin et au cours de la journée, du temps personnel pour méditer le thème du jour. Chaque soir, nous partagerons nos réflexions en petits groupes dans les bateaux.

Conclusion
Je reste à votre écoute et à votre disposition pour tout complément d’information.
La croisière Pères en Mer 2014 s'annonce comme un grand cru !
Je me réjouis à l'avance de vous voir tous pour cette croisière sous le regard et dans la joie de Jésus-Christ ressuscité.

Bien amicalement,
Jean-Michel André

dimanche 20 avril 2014

Pâques !

Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus.
Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus.
Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige.
Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés, et devinrent comme morts.
Or l'ange, s'adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : 'Il est ressuscité d'entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !' Voilà ce que j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »

Évangile selon St Matthieu (28.1-10)


Noli me tangere - Agnolo di Cosimo di Mariano, dit Bronzino (1561, Musée du Louvre de Paris)

vendredi 18 avril 2014

Vendredi saint !

Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples.
Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C'est moi. » Judas, qui le livrait, était au milieu d'eux.
Quand Jésus leur répondit : « C'est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
(Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés ».)
Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnée à boire ? »
Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent.
Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là.
(C'est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple. »)

Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l'autre disciple — celui qui était connu du grand prêtre — sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
La servante dit alors à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! »
Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi.

Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Jésus lui répondit : « J'ai parlé au monde ouvertement. J'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j'ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m'entendre. Eux savent ce que j'ai dit. »
À cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua : « Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer ; on lui dit : « N'es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, insista : « Est-ce que je ne t'ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre nia. À l'instant le coq chanta .

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal.
Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent : « S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. »
Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. »
Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? »
Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c'est la coutume chez vous que je relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Mais ils se mirent à crier : « Pas lui ! Barabbas ! » (Ce Barabbas était un bandit.)

Alors Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller.

Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre.
Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : « Honneur à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.

Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs : « Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Alors Jésus sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l'homme. »
Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est prétendu Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans son palais, et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; ainsi, celui qui m'a livré à toi est chargé d'un péché plus grave. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade à l'endroit qu'on appelle le Dallage (en hébreu : Gabbatha).
C'était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.
 
Jésus portant la Croix - Domínikos Theotokópoulos, dit El Greco
(1578, Museo Nacional del Prado)
Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha.
Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec.
Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate : « Il ne fallait pas écrire : 'Roi des Juifs' ; il fallait écrire : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. »
Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas.
 
Le Christ dépouillé de sa tunique - Domínikos Theotokópoulos, dit El Greco
(1577-1579, Sacristie de la Cathédrale Sainte-Marie de Tolède)
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. » Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.
Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.
Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts.
Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne.
Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.
 
La descente du Christ des limbes - Agnolo di Cosimo di Mariano, dit Bronzino (1552, Basilique Santa Croce de Florence)

Évangile selon St Jean (18.1-40, 19.1-42)

dimanche 13 avril 2014

Rameaux !

Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples :
« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : 'Le Seigneur en a besoin, mais il les renverra aussitôt.' »
Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :
Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d'une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Ils amenèrent l'ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entrait à Jérusalem, l'agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? »
Et les foules répondaient : « C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
 
Évangile selon St Matthieu (21.1-11)

Les rameaux - Ambrogiotto di Bondone, dit Giotto
(1304 -1306, Église de l'Arena de Padoue)