jeudi 5 avril 2012

Jeudi saint !

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : "Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds !"
Jésus lui déclara : "Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras."
Pierre lui dit : "Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais !" Jésus lui répondit : "Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi."
Simon-Pierre lui dit : "Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête !"
Jésus lui dit : "Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous."
Il savait bien qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il disait : "Vous n'êtes pas tous purs."

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : "Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous."

Évangile selon St Jean (13.1-15)

Le lavement des pieds - Ambrogiotto di Bondone, dit Giotto
(1303-1306, Église de l'Arena de Padoue)

dimanche 1 avril 2012

Passion !

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d'arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : "Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple."
Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. Or, quelques-uns s'indignaient : "À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d'argent et en faire don aux pauvres." Et ils la critiquaient.
Mais Jésus leur dit : "Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C'est une action charitable qu'elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire. D'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d'elle, ce qu'elle vient de faire."

Judas Iscariote, l'un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l'argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : "Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ?" Il envoie deux disciples : "Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?' Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs."
Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu'ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : "Amen, je vous le dis : l'un de vous, qui mange avec moi, va me livrer." Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après l'autre : "Serait-ce moi ?" Il leur répondit : "C'est l'un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né."
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : "Prenez, ceci est mon corps."
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : "Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu."

L’institution de l'Eucharistie - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit : "Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée."
Pierre lui dit alors : "Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas."
Jésus lui répond : "Amen, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois." Mais lui reprenait de plus belle : "Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas." Et tous disaient de même.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : "Restez ici ; moi, je vais prier."
Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : "Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez."
S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui. Il disait : "Abba... Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !"
Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : "Simon, tu dors ! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l'esprit est ardent, mais la chair est faible."
Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles. Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire.
Une troisième fois, il revient et leur dit : "Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C'est fait ; l'heure est venue : voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre."

Jésus parlait encore quand Judas, l'un des Douze, arriva avec une bande armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu : "Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde." À peine arrivé, Judas, s'approchant de Jésus, lui dit : "Rabbi !" Et il l'embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille.
Alors Jésus leur déclara : "Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais parmi vous dans le Temple, où j'enseignais ; et vous ne m'avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s'accomplissent."
Les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n'avait pour vêtement qu'un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.

L'arrestation à Gethsémani - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu'à l'intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n'en trouvaient pas.

L'arrivée chez le grand prêtre - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage : "Nous l'avons entendu dire : 'Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.'"
Et même sur ce point, ils n'étaient pas d'accord.
Alors le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus : "Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ?" Mais lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l'interroge de nouveau : "Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?"
Jésus lui dit : "Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel."
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : "Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ?" Tous prononcèrent qu'il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d'un voile, et le rouèrent de coups, en disant : "Fais le prophète !" Et les gardes lui donnèrent des gifles.

La flagellation - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit : "Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth !" Pierre le nia : "Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire." Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l'ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : "En voilà un qui est des leurs !" De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient : "Sûrement tu en es ! D'ailleurs, tu es Galiléen." Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction : "Je ne connais pas l'homme dont vous parlez." Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois.
Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus : "Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois." Et il se mit à pleurer.

Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l'emmenèrent pour le livrer à Pilate.
Celui-ci l'interrogea : "Es-tu le roi des Juifs ?"
Jésus répond : "C'est toi qui le dis."
Les chefs des prêtres multipliaient contre lui les accusations.Pilate lui demandait à nouveau : "Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi." Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s'en étonnait.

Jésus quitte le prétoire - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
À chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l'émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu'il accordait d'habitude. Pilate leur répondit : "Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?"
(Il se rendait bien compte que c'était par jalousie que les chefs des prêtres l'avaient livré.)
Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme Pilate reprenait : "Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ?", ils crièrent de nouveau : "Crucifie-le !" Pilate leur disait : "Qu'a-t-il donc fait de mal ?" Mais ils crièrent encore plus fort : "Crucifie-le !" Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.
Les soldats l'emmenèrent à l'intérieur du Prétoire, c'est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences : "Salut, roi des Juifs !"
Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s'agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements.

La montée au Calvaire - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Puis, ils l'emmenèrent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n'en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
Il était neuf heures lorsqu'on le crucifia.

La crucifixion - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : "Le roi des Juifs".
Avec lui on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête : "Hé ! toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix !"
De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : "Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix ; alors nous verrons et nous croirons."
Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.

Quand arriva l'heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d'une voix forte : "Éloï, Éloï, lama sabactani ?", ce qui veut dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"
Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : "Voilà qu'il appelle le prophète Élie !" L'un d'eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : "Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là !" Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

La mort de Jésus - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria : "Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !"
Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d'autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà le soir était venu ; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d'Arimathie intervint. C'était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau.

La déposition - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis.

La mise au tombeau - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg
(1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)
Évangile selon St Marc (14.1-72, 15.1-47)

Rameaux !

Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers. Jésus envoie deux de ses disciples :
"Allez au village qui est en face de vous. Dès l'entrée, vous y trouverez un petit âne attaché, que personne n'a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l'on vous demande : 'Que faites-vous là ?' répondez : 'Le Seigneur en a besoin : il vous le renverra aussitôt.' "
Ils partent, trouvent un petit âne attaché près d'une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : "Qu'avez-vous à détacher cet ânon ?" Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.
Ils amènent le petit âne à Jésus, le couvrent de leurs manteaux, et Jésus s'assoit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent sur le chemin leurs manteaux, d'autres, des feuillages coupés dans la campagne.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni le Règne qui vient, celui de notre père David. Hosanna au plus haut des cieux !"

Évangile selon St Marc (11.1-10)

L'entrée dans Jérusalem - Les Très Riches Heures du duc de Berry,
Paul, Jean et Herman de Limbourg (1410-1486, Musée Condé du Château de Chantilly)

dimanche 11 mars 2012

Les marchands du Temple !

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : "Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic."
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : "Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ?"
Jésus leur répondit : "Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai."
Les Juifs lui répliquèrent : "Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais !"
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.

Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Pendant qu'il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu'il accomplissait. Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme : il connaissait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme.

 Évangile selon St Jean (2.13-25)

Jésus chasse les marchands du Temple -
Bas-relief (1120-1160, Église abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard)

dimanche 4 mars 2012

Transfiguration !

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et Il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : "Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie."
De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le."
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : "ressusciter d'entre les morts".

Évangile selon St Marc (9.2-10)

La Transfiguration - Raffaello Sanzio, dit Raphaël (1518-1520, Musée du Vatican)

dimanche 26 février 2012

Carême !

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : "Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle."

Évangile selon St Marc (1.12-15)

Détail "Jette-toi en bas" de la fresque "La Tentation du Christ" -
Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli
(1480-1482, Chapelle Sixtine du Vatican)

Détail "Retire-toi, Satan" de la fresque "La Tentation du Christ" -
Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli

(1480-1482, Chapelle Sixtine du Vatican)

jeudi 2 février 2012

Chandeleur !

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Évangile selon St Luc (2.22-40)

Présentation de Jésus au Temple - Manfredi De Battilori, dit Bartolo di Fredi
(~1380, Musée du Louvre)

mercredi 18 janvier 2012

Pères en Mer 2011 - article dans la lettre du MCC


Article (original ici) relatant l'édition 2011 de Pères en Mer dans la lettre du MCC du 12 septembre 2011

Pères en mer : édition 2011 

Pères en mer… Une initiative heureuse d’un amoureux de la mer qui a voulu partager son projet chrétien : consacrer une semaine de son temps à la réflexion et au partage entre pères de famille. Une semaine en escadre avec Bernard Bougon, aumônier national du MCC et animateur spirituel de « Pères en mer », loin de la terre et de ses contraintes pesantes et chronophages qui nous donnent le prétexte éternel de ne pas s’arrêter. Un temps, pour revenir à l’essentiel : la famille, les enfants, l’amour, le rôle du père et du mari, l’amour du Père et son projet pour les hommes.

Alors, plutôt que d’ouvrir le livre de bord et vous relater notre croisière exceptionnelle pendant laquelle les vents et les cieux nous ont été insolemment favorables, laissez-moi vous raconter l’histoire d’un groupe de pères de famille qui se rencontrent, prient, partagent et (re)trouvent la consolation.


Il y a Jérôme, l’ostéopathe parisien qui, après 30 années de mariage nous raconte comment, le temps faisant son œuvre, il vit l’amour en couple et en famille, dans l’amour de Dieu ; il conseille et rassure les plus jeunes car il est « passé par là » lui aussi.
Il y a Edouard, l’informaticien, qui reconnait ne pas avoir passé assez de temps « utile » avec ses enfants. Il y a François, l’ingénieur réseau, qui se demande comment il va pouvoir concilier ses déplacements fréquents avec sa vie de famille.
Il y a aussi Eric, le syndicaliste chrétien qui s’attache toujours à mettre l’homme au centre de ses préoccupations, et qui nous éclaire sur la vérité des politiques de management mises en œuvre dans les grands groupes…
Mais il y a aussi les « padrés », les pères jésuites, Pierre et Bernard, hôtes de nos embarcations, pour nous guider quotidiennement lors de nos temps de partage, si émouvants de vérité et de lucidité. Leur expérience est « énorme », comme dirait mon fils de 14 ans, et leur vision de notre société très juste.


Enfin, last but not least, il y a « l’Amiral », celui qui sait prendre les décisions techniques pendant la navigation, mais aussi s’effacer quand les revendications des flibustiers concernent le « spirituel », laissant la main à l’ancien, le père Bernard, le socle, la base, à qui revient le dernier mot.
Et puis il y a tous ceux qui en sont à leur 8ème ou 9ème édition de « Pères en mer » et qui nous décomplexent à chaque instant pour nous aider à nous exprimer librement… Ils nous rassurent : « ce qui est dit dans le groupe, restera dans le groupe ».
…Et si l’on arrive à coincer le « Pierre » jésuite dans un carré, il vous parle théologie et transforme la complexité des livres saints en une eau de cristal limpide…

La joie de vivre s’exprimait volontiers à chaque escale autour d’un « apéro » interminable.

Le sérieux du projet « Pères en mer » est reconnu par les plus sceptiques d’entre nous. J’y ai retrouvé des hommes de tous les horizons, très différents et pourtant si semblables, mais tous animés d’une joie de vivre qui s’exprimait volontiers à chaque escale autour d’un « apéro » interminable, bercé de chants de marins et autres classiques français ou britanniques (et oui ! Trafalgar, n’oublions jamais !).
Une messe de l’Ascension célébrée au mouillage qui a bien failli faire couler le bateau qui accueillait les 28 pères de famille, a été le sommet de cette croisière spirituelle.
Pendant cette semaine, nous avons été, le temps d’une croisière, un groupe d’amis, une famille, une équipe. Certains d’entre nous se reverront souvent, d’autre moins, mais tous garderont sans aucun doute la mémoire d’un temps figé sur les flots, un temps utile et profond consacré à l’homme et sa famille, désirant poursuivre son aventure dans l’amour de Dieu. Et je crois ne pas me tromper quand j’affirme que tous ont rejoint leur famille avec plein de projets de vie qu’il ne restera plus qu’à mettre en œuvre…


On y va par curiosité, ou à l’invitation de nos épouses, avec ou sans question… On en part plein de projets et de réponses à nos interrogations, épanouis et rayonnants… On reviendra par amour de son prochain, pour une piqure de rappel spirituel, ou simplement pour se poser sur les flots, le temps d’une semaine et contempler les dégradés de gris que propose le ciel breton !!!

Kenavo,
Amitiés salées,

Fabien Tabarly

dimanche 8 janvier 2012

Epiphanie !

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui."
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : "A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple."
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : "Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui." Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Évangile selon St Matthieu (2.1-12)

Épiphanie - Vitrail (~1250, Notre-Dame de Paris)

dimanche 1 janvier 2012

Sainte et joyeuse année 2012 !

Chers Amis,
Chers Navigateurs, 

Je vous souhaite à tous, ainsi qu'à vos familles, une sainte et joyeuse année 2012 !

N'hésitez pas à vous inscrire à l’édition 2012 de Pères en Mer qui aura lieu durant la semaine de l’Ascension (du lundi 14 mai au soir au dimanche 20 mai au matin).

Pour vous renseigner ou vous inscrire, vous pouvez d'ores et déjà prendre contact avec moi par téléphone ou mail aux coordonnées suivantes :
   - tel : 01.40.95.09.14
   - mail : jeanmichelandre<at>sfr.fr (remplacer le <at> par @)

N'hésitez pas non plus à consulter la rubrique Contact et inscription pour de plus amples informations.

Amicalement,
Jean-Michel André